Près de 30 tonnes de moins de CO2 à Magog

Une première en Estrie

POLLUTION. La collecte de matières résiduelles à Magog génèrera 25% moins de gaz à effet de serre qu’avant. C’est grâce à l’utilisation de cinq nouveaux camions au gaz naturel comprimé (GNC).

La nouvelle flotte de camions sillonnent peu à peu Magog depuis le 29 juin grâce à un partenariat avec Sani-Estrie. Le cinquième camion-benne est attendu pour le 20 juillet. L’entreprise a investi plus de 4 M $ pour se doter de neuf véhicules avec cette technologie plus écologique, dont cinq sont réservés pour le territoire magogois.

«Chaque camion, c’est 330 000 $ et la station (de ravitaillement) représente près de 1,3 M $», mentionne Sylvain Gagné, directeur-général et vice-président de Sani-Estrie.

La compagnie sherbrookoise a bénéficié du renouvellement de contrat de cinq ans de la collecte des matières résiduelles à Magog pour implanter sa nouvelle acquisition. «Sani-Estrie était le plus bas soumissionnaire, précise la mairesse Vicki May Hamm. La réduction de gaz à effet de serre de près de 30 tonnes équivaut à 7% de l’effort prévu pour 2016 dans le plan de réduction de gaz à effet de serre de la Ville pour le volet corporatif.»

Nouvelle collecte

La collecte des matières organiques (compost) ne s’effectue plus en même temps que le bac de recyclage ou de déchets. «Les prix étaient plus élevés dans le cas d’une co-collecte», note Élyse Ménard, coordonnatrice de la division Environnement, qui avoue que bien des citoyens ont téléphoné à la Ville demandant pourquoi la collecte avait été décalée. Sani-Estrie explique que c’est une question d’efficacité. «La camion de bi-collecte prend deux fois plus de temps à ramasser les matières», précise M. Gagné.

De son côté, Éric Desmarais, directeur du marché du carburant chez Gaz Métro, parle non seulement de 25% de réduction de gaz à effet de serre, mais aussi de 99% moins de particules polluantes dans l’air que les moteurs diesel, en plus d’être moins bruyants. «Au Québec, il y a 250 camions GNC. À Winnipeg, une compagnie a convertie totalement sa flotte et, avec des températures jusqu’à moins 40 degrés, il n’y a aucun problème», assure-t-il, pour discuter de performance.

Source: Le Reflet du Lac